21 novembre 2007
Les Petits Ruisseaux

Rabaté, Futuropolis... Un bijou!
24 août 2007
Sauf la fin

L'Orme du Caucase, Taniguchi et Utsumi, éditions Casterman
"La justesse des phrases et la beauté du dessin quand les feux femmes s'étreignent, avec en arrière plan le paysage de Nagasaki, est tout simplement magnifique. Avait-on déjà vu en bande-dessinée une scène finale aussi remarquable? C'est justement parce que c'est l'adaptation d'un oeuvre littéraire de tout premier ordre qu'on en est arrivé à une telle merveille."
Yoshikawa

Heureusement que l'auteur du prétentieux essai qui sert de postface précise qu'il a "honte d'avoir méprisé [la bande dessinée]"...
Plus joyeux, un vrai petit bijou bourré de mises en abîme, références, clins d'oeil, jeux de mots, mises en pages originales etc... C'est simplement béatifiant à repérer!

"Oooh vous savez, la copie ce n'est plus très original..."
Les Sous-sols du révolu, Marc-Antoine Mathieu, Futuropolis
29 juillet 2007
Zapata, en temps de guerre
Suite de Garduno, en temps de paix...

Philippe Squarzoni, éditions les Requins Marteaux
Bon, je dois avouer que je l'ai trouvé assez pénible à lire... Quand les premières pages t'arrachent déjà une larme et que tu vois flou, ouais, c'est difficile... Monde de meeerde.
03 juillet 2007
Les Quatre fleuves

Fred Vargas et Baudoin l'inimitable, éditions Viviane Hamy
01 juillet 2007
J'aime!!!
"Agnès se souvint de l'inconnue qui venait de proclamer sa haine des douches chaudes. Elle était venue faire savoir à toutes les femmes présentes 1) qu'elle aimait transpirer, 2) qu'elle adorait les orgueilleux, 3) qu'elle méprisait les modestes, 4) qu'elle raffolait des douches froides, 5) qu'elle détestait les douches chaudes. En cinq traits elle avait dessiné son autoportrait, en cinq points elle avait défini son moi et l'avait offert à tout le monde. Et elle ne l'avait pas offert modestement (après tout, elle avait dit son mépris des modestes), mais à la manière d'une militante. Elle employait des verbes passionnés, j'adore, je méprise, je déteste, comme pour s'affirmer prête à défendre pied à pied les cinq points de sa définition.
Pourquoi cette passion, se demanda Agnès, et elle songea: une fois expédiés dans le monde tels que nous sommes, nous avons dû d'abord nous identifier à ce coup de dés, à cet accident organisé par l'ordinateur divin: cesser de nous étonner que précisément cela (cette chose qui nous fait face dans le miroir) soit notre moi. Faute d'être convaincus que notre visage exprime notre moi, faute de cette illusion première et fondamentale, nous n'aurions pas pu continuer à vivre, ou du moins à prendre la vie au sérieux. Et ce n'était pas encore assez de nous identifier à nous mêmes, il fallait une identification passionnée, à la vie à la mort. Car c'est à cette seule condition que nous n'apparaissons pas à nos propres yeux comme une simple variante du prototype humain, mais comme des être dotés d'une essence propre et ininterchangeable. Voilà pourquoi la jeune inconnue avait éprouvé le besoin non seulement de dessiner son portrait, mais en même temps de faire voir à tout le monde que ce portrait recelait quelque chose d'entièrement unique et irremplaçable, pour quoi il valait la peine de se battre ou même de donner sa vie."
Kundera, L'Immortalité

01 juin 2007
Garduno, en temps de paix

Philippe Squarzoni, éditions les Requins Marteaux
01 mai 2007
Bonne nouvelle!
07 mars 2007
Presque

Larcenet, Les Rêveurs